mercredi 16 mai 2012

Contre les punitions corporelles, P. Rousselot, 1890


Les punitions corporelles, interdites par nos règlements et  jugées nécessaires dans d'autres contrées (en Allemagne et dans certains États de l'Union américaine), (...) ne respectent pas la  personnalité morale, elles sont humiliantes, serviles, propres à  révolter le sentiment de la dignité humaine, s'il s'est déjà montré à quelque degré chez l'enfant, ou à l'empêcher de se développer, s'il n'est encore qu'en germe. Elles ne procurent aucun avantage au coupable ; elles ne lui font pas réparer sa faute ;  elles n'ont pas de rapport précis avec cette faute.

Référence.

Paul ROUSSELOT, Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaire, 5e édition, entièrement refondue, C. Delagrave, Paris, 1890, p. 311.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire