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mercredi 25 avril 2012

La justice, passion française, selon Ernst Curtius, 1932


 Si les Français du passé avait mis en application cette vertu de justice et si les Français de l'avenir la mettaient en œuvre, bien des drames auraient pu ou seront évités. En cette période d'élections françaises, à bon entendeur...


La justice n'est pas seulement pour les Français une vertu théorique, sa puissance sur l'esprit et la sensibilité du peuple est considérable. Quiconque fait appel à ce sentiment peut être certain de trouver à ses côtés la sympathie, la passion et l'énergie active de la nation. C'est une réaction que connaissent les politiciens de tous les partis. Il est impossible d'enflammer le peuple français pour une cause qui ne soit pas à ses yeux une cause juste. On a vu des généraux de la IIIe République proclamer à leurs troupes : « Vous ferez respecter la Justice, parce que tel est le premier devoir de tout honnête homme et que la Justice - plus encore que la Liberté, l'Égalité et la Fraternité, qu'elle résume en un mot et contient à elle seule - est la chose du monde à laquelle les Français tiennent par-dessus tout. » (1).

Note.

(1) Général TANANT, L'officier de France, 5e édition, impr. Crété, Corbeil ; la Renaissance du livre, 78, boulevard Saint-Michel, Paris, 1927. (9 avril.)

Référence.

Ernst CURTIUS, Essai sur la France [ Die Französische Kultur], traduction par Jacques Benoît-Méchin, Grasset, 1932 ; cité par Paul LE COUR, L'ère du Verseau, nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée par Jacques d'Arès, Dervy, 1991, p. 136.

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