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mercredi 21 novembre 2012

Le costume ecclésiastique en 1814


Il a été beaucoup question, en ces dernières années, d'arrêtés d'ailleurs reconnus illégaux par la jurisprudence, de maires de certaines municipalités interdisant dans leur circonscription le port de la soutane, c'est-à-dire du costume ecclésiastique des prêtres ou des religieux catholiques. Voici un document de l'année 1814 se rattachant à cet objet. Je le trouve dans le n°169 des 18-18 juillet de cette année du Journal de Liège politique, commercial et littéraire de J. F. Desoer :

On mande de Rome que Son Ém. [Éminence] le cardinal Jules Marie de la Somagtia, vicaire général, y a fait publier un édit daté du 13 juin, conçu en ces termes : 

« C'est avec la plus vive douleur que nous avons été forcés de voir beaucoup d'ecclésiastique, même de ceux élevés au grade sublime du sacerdoce, oublier leurs devoirs et leur dignité, au point de quitter, dans les tristes circonstances des années précédentes, cet habit qui leur est si nécessairement prescrit pour les rendre respectables dans leur extérieur et pour conserver en eux-mêmes l'esprit de leur état.

Voulant, en conséquence des devoirs de notre charge, ramener la décence parmi les ministres du sanctuaire, nous ordonnons que tous les ecclésiastiques, même les simples tonsurés, aillent vêtus d'une manière convenable et conformément aux dispositions portées par les saints canons ; défendant expressément l'usage abusivement introduit du chapeau rond, et des cordons et nœuds de rubans aux souliers ; ordonnant que dorénavant tous portent le costume ecclésiastique ordinaire et des boucles ; que tous aient le petit collet et une tonsure bien visible ; que si, contre notre attente, il y a quelqu'un d'eux qui refuse d'exécuter promptement et exactement ce que nous venons de prescrire, il subira la peine qu'il aura méritée suivant les précédentes ordonnances et les clercs qui, n'étant encore que dans les ordres mineurs, contreviendraient à notre présent édit, ne seront jamais promus aux ordres sacrés. »

Référence

L’intermédiaire des chercheurs et curieux, dirigé par M. Carle de Rash, B. Duprat, Paris, 10 mai 1902, n°967, vol. XLV, col. 727-728.

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